Reviens
Reviens, j’étais petit quand tu as pris le dernier train
Si tu voyais comme j’ai grandi je me sens bien
Si ton regard pouvait me prendre la mainReviens, pour faire briller sur mon chemin les lueurs du tien
Mais je sais bien que l’au delà est un terrain
Où tu prépares mon bonheur tout près du tienReviens, toi mon grand père ou toi mon frère toi mon copain
Qui que tu sois en disant cela je suis chacun
De tous vos cœurs à qui l’on a volé quelqu’unReviens, je sais bien qu’il y aura tant à faire demain
Mais je serai seul pour partager ce qu’en commun
On s’était promis de voir ta main dans ma mainReviens, car mon courage se fait volage ce matin
Dans ces orages je me soulage du ciel serein
Où je présage que tu m’attendras vers la finReviens, toi mon mari ou toi ma femme ou toi mon chien
Qui que tu sois en disant cela je suis chacun
De tous nos cœurs à qui l’on a volé quelqu’un
Si tu savais comme je te hais parfois
Et ce bonheur si loin comme toi de moi
Je n’y crois pas tu n’es plus là
Reviens, c’est à ma joie que je m’adresse ce matin
Car où qu’elle soit au nom de toi je lui dois bien
De faire rêver mon cœur comme tu faisais si bien
Reviens, si tu voyais comme j’ai changé loin de tes mains
Notre passé je l’oublierai il le faut bien
Mais avant que j’y parvienne, reviens
Reviens, ce doux regard que je croiserai un matin
Redonnerait-il le goût d’aimer je crois enfin
Et toi de loin trouverais tu ça bien ?
Reviens, cette lumière qui baignera mon cœur demain
Je suis à toi je n’oublie pas tu le sais bien
Pardonne moi mais c’est la vie qui me revient |
Le Pingouin
Je suis un petit pingouin
Ma banquise est très loin
Tout seul, je prends mon bain
Dans l’immense piscine
Océane et saline
Je suis un petit pingouin
Qui n’a rien, qui n’a rien
Je n’aurai pas de bambin
Enfin, j’imagine,
Entouré de pingouines
Je voulais tant me dire que mon avenir m’amènerait un navire
Je voulais tant partir de mon si pauvre empire pour ne pas y moisir
C’est mon seul désir
Je suis un petit pingouin
De banquise en bassin
Tout seul, j’ai du chagrin
Je me fais la cuisine
Il n’y a que des sardines
Je suis un petit pingouin
Qui n’a pas de béguin
Je n’ai même pas de copain
Ma banquise est trop fine
Pour que d’autres y butinent
Je voulais tant me dire que mon avenir m’amènerait un navire
Je voulais tant partir de mon si pauvre empire pour ne pas y moisir
C’est mon seul désir
Un jour, je pris les devants
Me croyant assez grand
Au dos d’un requin blanc
Qui me parut très endurant
Mais je n’avais pas vu ses dents
Je voulais tant me dire que mon avenir m’amènerait un navire
Je voulais tant partir de mon si pauvre empire pour ne pas y moisir
C’est mon seul désir
J’étais un petit pingouin
Qui voulait être conjoint
Mais les seuls témoins
De mes humeurs câlines
Furent cinquante canines
Je voulais tant me dire que mon avenir m’amènerait un navire
Je voulais tant partir de mon si pauvre empire pour ne pas y moisir
C’était mon seul désir
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Avec le vent
Je marche avec les yeux sur le côté
Ça te rappelle encore notre passé
Je marche avec les yeux sur ton côté
Tu me regardes encore
Encore
Avec le vent qui me ramène
Vers le tourments où tu me traînes
Ton corps attend que j’y revienne
Avec le temps vont et viennent
Tes airs troublants qui me retiennent
Sans engagement tu me déchaînes
Est-il prudent que l’on se prenne
Je marche avec la main sur le côté
Me vient à fleur encore une idée
Je marche avec la main sur ton côté
Et je t’effleure encore
Encore
Avec le vent qui me ramène
Vers le tourments où tu me traînes
Ton corps attend que j’y revienne
Avec le temps vont et viennent
Tes airs troublants qui me retiennent
Sans engagement tu me déchaînes
Je passe le temps de notre ancienne
Histoire d’amants couleur de peine
Faut il vraiment qu’on y revienne
Et pour autant qu’on s’en souvienne
Je marche avec le cœur sur le côté
Tu vois j’aspire encore à te respirer
Je marche avec le cœur sur ton côté
Ça fait du tort en corps
De se croiser
Avec le vent qui me ramène
Vers le tourments où tu me traînes
Ton corps attend que j’y revienne
Avec le temps vont et viennent
Tes airs troublants qui me retiennent
Sans engagement tu me déchaînes
Je passe le temps de notre ancienne
Histoire d’amants couleur de peine
Faut il vraiment qu’on y revienne
N’est-il pas temps que l’on éteigne
Les feux ardents qui nous méprennent
En sentiments fermons l’arène
A moins vraiment que tu y tiennes |
La Fée
Je ne mange pas
C’est au delà du corps
Que je refuse tout ça
Je vomis même la mort
Mes parents n’ont rien à faire dans cette vie qu’ils m’ont donnée
Mais je voudrais qu’ils s’y intéressent ou qu’ils la reprennent à jamais
Je ne mange pas
Je perds toutes mes forces
Mais je ne lâcherai pas
De mon corps je divorce
Mes parents m’ont protégée de tout ce qui pouvait me brûler
Si bien qu’aujourd’hui je suis celle qui souffle sur les braises sous mes pieds
Je ne mange pas
Je suis bien trop tenace
Mais je ne sais pas
Quelle est vraiment ma place
Je me venge en silence de ma vie que je crois ratée
Je vous emmène dans ma danse, je n’veux pas être seule à couler
Je ne mange pas
Regardez moi je meurs
Car quand je ne mange pas
Tout le monde a peur
Je voulais tellement être aimée, pardon c’est tout c’que j’ai trouvé
J’étais si belle si vous saviez mais aujourd’hui je suis une fée
Je ne mange pas
Traitez moi de connasse
Mais je ne sais pas
Comment demander grâce
Ceux qui m’ont vu souffrir finiront par me mépriser
Mon beau malheur vous fera fuir si je décide d’y rester
Je ne mange pas
Ça me fout la nausée
De vous voir la
Je meurs si vous partez
C’est vrai que le bonheur m’aurait aidée à exister
Mais j’ai choisi la douleur, j’ai cru bien faire, j’me suis plantée
Je ne mange pas
J’amaigris vos sourires
Je ne mange pas
Je vous aime, c’est ça le pire
Je défie les blessures que je n’ai pas su digérer
Ma vie a le goût de la mort, c’est pas facile à avaler |
Le silence
Le silence un ange passe et nous laisse
Une absence en guise d’allégresse
Le silence est d’or pauvre richesse
Face aux danses bruissantes d’une caresse
J’ai connu tellement d’histoires à vendre
Le silence a fini par les pendre
Le silence un ange passe et nous blesse
D’une absence fausseuse d’allégresse
Le silence un or d’une autre richesse
Si l’on danse plutôt pour les caresses
J’ai voulu tellement savoir entendre
Le silence de tous ces cœurs à prendre
Mais j’entends le bruit de ce manque à ma vie
Qui tonne et résonne que personne n’envie
Mais j’entends le bruit de ces heures que je fuis
Dont aucun ne donne les raisons que j’oublie
Le silence les anges sonnent la messe
De l’absence d’un cœur que l’on dresse
Les silence les anges sonnent la messe
De l’absence d’un coeur que l’on dresse
Le silence est d’ores et déjà l’adresse
De la danse qui finira l’ivresse
J’ai couru à trop vouloir comprendre
Le silence à défaut de l’attendre
Mais j’entends le bruit de ce manque à ma vie
Qui tonne et résonne que personne n’envie
Mais j’entends le bruit de ces heures que je fuis
Dont aucun ne donne les raisons que j’oublie
Le silence mon ange chante à l’inverse
Les absences qui règlent sa détresse
Le silence de l’or qui agresse
La brillance de nos tendres caresses
J’ai voulu tellement pouvoir tout prendre
En silence à défaut de t’attendre
J’ai voulu tellement pouvoir tout prendre
En silence à défaut de t’attendre |
Je regarde la mer Je regarde la me sous les yeux de mon père qui me regarde faire
Je regarde la mer et mon enfant se taire devant ses eaux en guerre
Dis-moi encore une fois que tu n’iras pas là-bas
Ne me laisse pas là je viendrai avec toi
Pour la dernière fois je partirai sans toi
Mais le monde ici bas vaut la peine que tu y sois
Je suis jeune mais déjà vieux car je n’ai pas trouvé mieux
Que de vouloir partir avant de construire
Je ne saurais te dire qu’il est dur et même pire
De marcher sans faiblir
Tu es encore un enfant tu dois rêver d’être grand
Moi mon corps est un soupir une statue de cire
Je ne saurais te dire qu’il est dur et même pire
De marcher sans faiblir
J’imagine mon père sous les eaux de la mer et finir par se taire
Je ne vois plus la mer car mon enfant me serre de sa tendre colère
Dis-moi encore une fois que tu ne partiras pas
Je m’enterre avec toi si tu m’abandonne là
Pour la dernière fois tu resteras sans moi
Mais tu me dois l’espoir que tu resteras
Je suis jeune mais déjà vieux car je n’ai pas trouvé mieux
Que de vouloir partir avant de construire,
Je ne saurais te dire qu’il est dur et même pire
De marcher sans faiblir
Tu es encore un enfant tu dois rêver d’être grand
Moi mon corps est un soupir une statue de cire
Je ne saurais te dire qu’il est dur et même pire
De marcher sans faiblir
Mais tu n’as pas le droit de me laisser comme ça
Mais qui parle de moi crois tu que j’ai le choix
Tu veux déjà partir tu n’me connais même pas
Mon enfant mon sourire mon avenir est en toi
Tu ne m’écoutes pas à quoi bon ces prières
Ma vie est en éclats je te laisse ma lumière
Qu’ai-je à faire de ces mots si je perds mon père
Qu’ai-je à faire de mes maux car de toi je suis fier
Je n’ai pas eu le temps de te ressembler
Tu es bien assez grand pour savoir qui tu es
Tu n’as pas l’air conscient de ce qui va manquer
Ne crois tu pas autant que je vais te pleurer
Je te vois t’éloigner ne te détourne pas
Je l’entend m’appeler au plus profond de moi
Ne regarde pas la mer où mon avenir se noie
Je regarde la mer………..qui nous séparera
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Mes Chimères
Viens poser mon icône passée au pinceau du Poussin
Fais moi des lumières comme au creux des tableaux du Lorrain
Sous le coup de mes chimères pour par amour te satisfaire
Je peins mon espoir de vert et fais de toi mon dessin
Allonge toi à l’italienne sous les tentures du Titien
Fais toi sud-américaine sous les chaleurs de Gauguin
Sous le coup de mes chimères c’est mon amour que je libère
Je peins mon espoir de verre et fais de toi mon dessein
Je voudrais seulement savoir offrir
Des couleurs à ton sourire
Je sais bien qu’il faudrait te dire
D’empêcher nos tons de pâlir
Je voudrais seulement savoir offrir
Des couleurs à ton sourire
A défaut de mots pour le dire
Je laisserai le blanc rougir
Etale toi des couleurs noyant les tracés vénitiens
Etoffe toi des rigueurs séchant les tracés florentins
Sous le coup de mes chimères c’est mon amour que je transfère
Je peins mon espoir de vert et fais de toi mon destin
Je voudrais seulement savoir offrir
Des couleurs à ton sourire
Je sais bien qu’il faudrait te dire
D’empêcher nos tons de pâlir
Je voudrais seulement savoir offrir
Des couleurs à ton sourire
A défaut de mots pour le dire
Je laisserai le blanc rougir
Je viens croquer ton regard
Je sais bien qu’il n’est pas trop tard
Je peins de bleu et noir
Mon regain d’espoir
Vois nos mortes natures telles un fruit tombé de Chardin
Ne vois pas les souillures cachées sous les anges de Rubens
Qui aurait donc mis en terre ces tentations que l’on préfère
Je te cacherai l’enfer planté au creux du jardin
Je voudrais seulement savoir offrir
Des couleurs à ton sourire
Je sais bien qu’il faudrait te dire
D’empêcher nos tons de pâlir
Je voudrais seulement savoir offrir
Des couleurs à ton sourire
A défaut de mots pour le dire
Je laisserai le blanc rougir |
Vois comme je t’aime
Je marche je cours je vole je crie
Je m’accroche à la vie
Mais toi reste devant
Je lâche le cours d’un vol de cris
Je tiens tant à la vie
Mais toi tu passes avant
Est-ce vraiment intelligent
Je marche je cours je vole je crie
Je t’accroche à ma vie
Et toi reste devant
Je lâche le cours d’un vol de cris
Je te tiens dans ma vie
Comme ça tu passes avant
Est-ce vraiment intelligent
Vois comme je t’aime c’est grand tu traverses le temps
De mes heures blêmes en courant tu marches avec le vent
Ça nous ramène souvent
Vers ces soirs où nous serons les emblèmes
De nos anciens désirs d’enfants
Vois comme on sème un bonheur que les mots
Ne sauraient dire tellement c’est haut
Vois comme on sème du bonheur sur les maux
Dont nous souffrions quand nos cœurs seuls prenaient l’eau
Tu gâches l’amour que l’on s’écrit
Tu me pourris la vie
Mais je reste pourtant
Je tâche d’être sourd quand tu t’écries
Je te pourris la vie
Mais tu restes pourtant
Est-ce vraiment intelligent ?
Vois comme je t’aime c’est grand tu traverses le temps
De mes heures blêmes en courant tu marches avec le vent
Ça nous ramène souvent
Vers ces soirs où nous serons les emblèmes
De nos anciens désirs d’enfants
Vois comme on sème un bonheur que les mots
Ne sauraient dire tellement c’est haut
Vois comme on sème du bonheur sur les maux
Dont nous souffrions quand nos cœurs seuls prenaient l’eau
C’est vrai parfois que l’on s’entache
De ces regards que l’on se crache
C’est quand l’amour se fait trop lourd
C’est vrai parfois que les bémols
Se font venin dans nos paroles
Même si l’amour est notre contour
Et chaque jour je me le dis
Tu me tiens par la vie
Est-ce ça aimer vraiment ?
Et chaque jour on se le dit
Que nous c’est pour la vie
Enfin j’aimerais vraiment
Deviendrait-on intelligents ?
Vois comme je t’aime c’est grand tu traverses le temps
De mes heures blêmes en courant tu marches avec le vent
Ça nous ramène souvent
Vers ces soirs où nous serons les emblèmes
De nos anciens désirs d’enfants
Vois comme on sème un bonheur que les mots
Ne sauraient dire tellement c’est haut
Vois comme on sème du bonheur sur les maux
Dont nous souffrions quand nos cœurs seuls prenaient l’eau
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